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La valeur du travail dans la société moderne 22 mars 2009

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Le Laboureur et ses Enfants

Travaillez, prenez de la peine:
C’est le fonds qui manque le moins.
Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents.
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit; mais un peu de courage
Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’Oût.
Creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.
Le père mort, les fils vous retournent le champ
Deçà, delà, partout; si bien qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

Jean de La Fontaine (1621 -1695)

Ce poème est loin d’être une quelconque forme de moralisme mal placé de ma part, mais il m’a interpellé car il évoque en moi la question de la valeur du travail dans notre société.

Nous allons faire face à une vague intense de chomage dans les mois qui viennent et nous voyons déjà que notre gouvernement ne pourra pas y faire face comme le citoyen s’y était habitué jusqu’alors.

Il semblerait donc judicieux d’examiner alors quelle est la valeur de l’effort dans notre société et le rapport que nous avons au travail accomplit.

Certain tiennent le travail pour un droit, mais souvent il est plutôt entendu par là que le salaire est un dût, mois que le travail.

Un demi siècle d’état providence a semble-t-il quelque peu altéré la conception de travail comme activité productrice de richesse pour la société, et devient plus le droit de l’individu à être rémunéré pour une activité, dont la productivité est parfois très loin d’être à la mesure du salaire obtenu.

Je répète qu’il ne s’agit pas d’une critique, mais d’une vrai intérogation, car il semble que cette séparation entre les concepts de travail, et de résultat et de salaire, est à la cause de différents extrêmes. D’un coté, les salaires disproportionné d’individu de certains chef d’entreprise et autre haut fonctionnaire et d’autre part, des individus, dont certe le salaire est très raisonnable mais dont l’apport à la société est à mettre en doute.

Ces extrèmes sont connus, ce n’est pas la question, mais plutôt la viabilité de la chose sur le long terme est une grande question.

Plus encore, la solution au problème n’est pas évidente, car qui va mesurer ce dont chacun a besoin ? Et selon quel paramètres ? Les différentes expériences menés par l’humanité ont en général aboutits à des extrèmes inverses.

Le principe à appliquer ici serait le plus justement celui de la responsabilité individuelle, mais alors apparait le problème de la motivation : que peut motiver à individu à agir pour l’intéret de la société dans laquel il vit ?

Seule une conscience collective qui controlerait l’individu serait à même d’une telle chose.

Si la société respectaient ceux qui agissent pour le bien de la société, alors chacun disposerait du désir d’agir pour le bien collectif, pour l’intéret général, et mesurerait avec justice le travail qu’il donne à la société. Cela permetrait d’assurer sans contrainte une économie basé sur la valeur du travail estimé sur la base de l’intéret général.